LÉON XIV
La France gagnée par l'état de grâce
Ghislain Réty SOUVENIRS D’UN GENDARME DE HAUT VOL
Dans un livre, celui qui dirigea le GIGN durant cinq ans met en lumière les militaires de cette unité d’élite
EN MÉMOIRE D'ÉDOUARD
Son fils se plaignait d'être maltraité par son père. La justice a ignoré sa parole. Il s'est suicidé à l'âge de 10 ans
SOFIA D'ESPAGNE
La fille cadette du roi Felipe VI et de la reine Letizia vient d'entamer, à Paris, sa deuxième année universitaire
Jay McInerney
Avec «Rendez-vous sur l'autre rive», l'écrivain américain met un point final à la saga des Calloway. Sans amertume, mais avec une nostalgie bienveillante.
Jérôme Guedj L'OUTSIDER TONITRUANT
Le candidat à la primaire socialiste, en vue de la présidentielle, veut être le porte-voix d'une gauche républicaine... et toujours anti-LFI.
PHILIPPE
BOUVARD A TIRÉ
SON IRRÉVÉRENCE
De sa propre mort, cet irréductible blagueur aurait, à coup sûr, fait un bon mot. En soixante-dix ans de carrière, Philippe Bouvard a révolutionné la télé, réinventé la radio, abreuvé des hebdomadaires, rempli des rayonnages de livres, révélé des talents et égratigné bien des amours-propres. Avec jubilation toujours et, assurait-il, sans méchanceté. L’humour serait la politesse du désespoir. Pour l’enfant juif ballotté de cache en cache pendant l’Occupation, il aura surtout été un moyen de survivre. Le seul face à l’horreur. Ni le grand âge ni les épreuves n’auront eu raison de son espièglerie et de sa vivacité d’esprit. Le 24 août, l’incurable joueur a abattu sa dernière carte. Un as, évidemment.
UNE BANDE À PART
«C’était la première fois que je voyais “Les grosses têtes” en maillot de bain!» Amanda Lear garde un souvenir ému – et hilare – de l’été où Philippe Bouvard avait délocalisé le programme dans sa villa cannoise. «Il n’avait pas envie de rester à Paris. Il a donc décidé qu’on enregistrerait chez lui, au bord de sa piscine», explique celle qui fut un pilier de l’émission, même les pieds dans l’eau. Comme elle, toute une génération témoigne de l’influence décisive de cet amuseur de haute exigence, aussi subtil et inspiré avec les personnes qu’il l’était avec les mots. En faisant les belles heures de la radio et de la télé, il a aussi fait les leurs.
ALAIN-FABIEN DELON MON DEVOIR DE MÉMOIRE
Les circonstances ont fait de lui le gardien du temple. Deux ans après la mort du monstre sacré, celui qui l’a accompagné dans ses derniers mois se désole que son souvenir soit si peu honoré. Et rêve de permettre aux fans de se recueillir sur sa tombe. «Il a le droit de recevoir des applaudissements, même dans l’autre monde.» Il lui faudra pour cela s’accorder avec son frère et sa sœur, démarche délicate dans un clan fracassé par une guerre de succession et les rancœurs. Anouchka l’a publiquement renié; Anthony, qui vit à moins de 100 mètres, ne lui parle plus qu’à coups de mails protocolaires. L’agonie de son père, les déchirures et les remords: à Douchy, où il nous a reçus en exclusivité, le plus jeune des Delon se livre à cœur ouvert.
Isabelle HUPPERT WELCOME, MADAME LA PRÉSIDENTE!
Un plan américain pour une actrice toujours «on the road». Son été, aussi fourni qu’un générique, n’aura pas dérogé à la règle. Top départ en juillet, avec un jury aux Rencontres d’Arles, une lecture à Avignon, sa participation à une rétrospective de ses films puis un hommage au metteur en scène Bob Wilson dans les Hamptons et un tour à New York pour rendre visite à son fils Angelo. Seule parenthèse: quatre jours dans sa maison de Saint-Jean-de-Luz. Avant d’enchaîner avec un tournage à Londres et la présentation de «Ni vue, ni connue», du festival de Locarno à celui d’Angoulême, où il fera l’ouverture, le 24 août. Avec elle, il y a toujours une caméra au bout du voyage.
LÉON XIV
La France gagnée par l'état de grâce
Ghislain Réty SOUVENIRS D’UN GENDARME DE HAUT VOL
Dans un livre, celui qui dirigea le GIGN durant cinq ans met en lumière les militaires de cette unité d’élite
EN MÉMOIRE D'ÉDOUARD
Son fils se plaignait d'être maltraité par son père. La justice a ignoré sa parole. Il s'est suicidé à l'âge de 10 ans
SOFIA D'ESPAGNE
La fille cadette du roi Felipe VI et de la reine Letizia vient d'entamer, à Paris, sa deuxième année universitaire
Jay McInerney
Avec «Rendez-vous sur l'autre rive», l'écrivain américain met un point final à la saga des Calloway. Sans amertume, mais avec une nostalgie bienveillante.
Jérôme Guedj L'OUTSIDER TONITRUANT
Le candidat à la primaire socialiste, en vue de la présidentielle, veut être le porte-voix d'une gauche républicaine... et toujours anti-LFI.
PHILIPPE
BOUVARD A TIRÉ
SON IRRÉVÉRENCE
De sa propre mort, cet irréductible blagueur aurait, à coup sûr, fait un bon mot. En soixante-dix ans de carrière, Philippe Bouvard a révolutionné la télé, réinventé la radio, abreuvé des hebdomadaires, rempli des rayonnages de livres, révélé des talents et égratigné bien des amours-propres. Avec jubilation toujours et, assurait-il, sans méchanceté. L’humour serait la politesse du désespoir. Pour l’enfant juif ballotté de cache en cache pendant l’Occupation, il aura surtout été un moyen de survivre. Le seul face à l’horreur. Ni le grand âge ni les épreuves n’auront eu raison de son espièglerie et de sa vivacité d’esprit. Le 24 août, l’incurable joueur a abattu sa dernière carte. Un as, évidemment.
UNE BANDE À PART
«C’était la première fois que je voyais “Les grosses têtes” en maillot de bain!» Amanda Lear garde un souvenir ému – et hilare – de l’été où Philippe Bouvard avait délocalisé le programme dans sa villa cannoise. «Il n’avait pas envie de rester à Paris. Il a donc décidé qu’on enregistrerait chez lui, au bord de sa piscine», explique celle qui fut un pilier de l’émission, même les pieds dans l’eau. Comme elle, toute une génération témoigne de l’influence décisive de cet amuseur de haute exigence, aussi subtil et inspiré avec les personnes qu’il l’était avec les mots. En faisant les belles heures de la radio et de la télé, il a aussi fait les leurs.
ALAIN-FABIEN DELON MON DEVOIR DE MÉMOIRE
Les circonstances ont fait de lui le gardien du temple. Deux ans après la mort du monstre sacré, celui qui l’a accompagné dans ses derniers mois se désole que son souvenir soit si peu honoré. Et rêve de permettre aux fans de se recueillir sur sa tombe. «Il a le droit de recevoir des applaudissements, même dans l’autre monde.» Il lui faudra pour cela s’accorder avec son frère et sa sœur, démarche délicate dans un clan fracassé par une guerre de succession et les rancœurs. Anouchka l’a publiquement renié; Anthony, qui vit à moins de 100 mètres, ne lui parle plus qu’à coups de mails protocolaires. L’agonie de son père, les déchirures et les remords: à Douchy, où il nous a reçus en exclusivité, le plus jeune des Delon se livre à cœur ouvert.
Isabelle HUPPERT WELCOME, MADAME LA PRÉSIDENTE!
Un plan américain pour une actrice toujours «on the road». Son été, aussi fourni qu’un générique, n’aura pas dérogé à la règle. Top départ en juillet, avec un jury aux Rencontres d’Arles, une lecture à Avignon, sa participation à une rétrospective de ses films puis un hommage au metteur en scène Bob Wilson dans les Hamptons et un tour à New York pour rendre visite à son fils Angelo. Seule parenthèse: quatre jours dans sa maison de Saint-Jean-de-Luz. Avant d’enchaîner avec un tournage à Londres et la présentation de «Ni vue, ni connue», du festival de Locarno à celui d’Angoulême, où il fera l’ouverture, le 24 août. Avec elle, il y a toujours une caméra au bout du voyage.